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De Port-Vila à Port Olry, en passant par Luganville


Voir Y'a quoi de l'autre côté? sur la carte de Quentin..

L’ile principale de Vanuatu, touristiquement parlant, est Espiritu Santo, dite Santo, au Nord d’Efate. Départ vers midi, avec un panier plein de provisions et quelques antibiotiques pour les gambettes abimées de Melinda. Le gros catamaran Big Sista nous promène d’ile en ile, avec beaucoup d’arrêts au cours de la nuit et dans la matinée suivante. Il n’y a pas de couchettes, de cabines ou quoi que ce soit sur le bateau. Les gens dorment par terre ou sur les sièges. On choisit l’option 3 sièges pour 2 pour piquer un court somme. On peut profiter pleinement du lever de soleil à 5h du mat !

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On aperçoit les iles d’Emae, Epi, Paama, Malekula, Ambryn, et tout plein de petites iles où on ne fait pas de halte. A certains arrêts, il n’y a pas de port, il faut charger et décharger, débarquer et embarquer par annexe interposée. Au Nord de Malekula, il y a des tonnes de racines de kava à charger, l’arrêt est de longue durée !

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Apres 28 heures de bateau passées à jouer au Yam’s et aux cartes, à profiter des paysages que d’autres voient en croisière, et à papoter avec quelques ni-Van, nous voici à Luganville. On trouve un motel pas cher, on fait quelques courses avant de partir vers Port Olry, sur la pointe Nord-Est de Santo. Le lendemain, on grimpe dans la benne d’un pick-up, et en route !

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Une heure de transport plus tard, on découvre la plage idyllique, et on rencontre Tarsicius, tenant des lieux dans ce village francophone de 4000 âmes. On plante la tente, avec en tête le programme des deux prochains jours : coraux, poissons tropicaux, tortues, tours en pirogue, bœuf ni-Van…

Voici donc quelques petites photos de sous l’eau, vous en saurez plus par les vidéos ici et la.

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Après une première grosse grosse journée (pas moins de 3 sorties sous l’eau, pas mal de temps à regarder la plage, ou à se reposer à l’ombre d’un cocotier sous ce soleil de plomb), on s’offre un petit steak de bœuf ni-Van, très réputé dans l’hémisphère Sud, car il est un des rares à être bio. On se régale à la lumière d’une loupiote solaire et des photons que les sélénites nous envoient abondamment toute la nuit, en dégustant de l’eau locale qui promet : Gud Wota, Gud Laef !

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On profite le lendemain des pirogues qu’on peut louer pour aller pagayer un peu, jouer avec les bernard-l’hermite, les lézards, et apercevoir des roussettes, sorte de chauve-souris géantes. On profite bien de ce cadre aux couleurs de carte postale dans cet endroit calme qui porte bien son nom : « Little Paradise ».

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Et pour terminer ce séjour, rien de tel qu’une langouste et un crabe des cocotiers frais pour se faire du bien ! (merci les copains !)

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Quelques photos du trajet inter-iles ici, et de Port Olry .

Posté par Quentin. 13:45 Archivé dans Vanuata Commentaires (8)

De Tanna a Efate

Après toutes ces émotions, on se rend à Lenakel, principale ville et port de Tanna, pour choper le cargo qui part pour Port Vila, sans doute le lendemain. Cette information est déjà un peu difficile à avoir mais bon après plusieurs coups de fils, il semble que le cargo qui arrive lundi repart le mardi sans faire de tour dans les iles plus au Sud. On attend dans la petite ville, donc. On profite du marché local, et on s’essaie à la cuisine des légumes locaux (les fameuses chouchoutes) et de haricots super longs (plus de 30 cm). Oui mais bon, lundi pas de nouvelles du bateau. Et puis mardi, on attend en jouant aux cartes, au Yam’s, en mangeant des cacahuètes, et en soignant mes boutons de sandflies salement infectés, mais toujours rien d’autre à l’horizon que le ciel qui bleuoie et le soleil qui rougeoie... Il y a de moins en moins en moins de voitures qui roulent car il n’y a plus de carburant dans les réservoirs sur l’ile…

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On mène l’enquête et finalement, le bateau doit arriver mercredi mais partira jeudi pour les iles du Sud et non pas Port Vila. Les habitants sont soulagés de voir arriver le bateau mercredi (il y avait un sacré suspense…), mais nous, si on veut voir l’ile de Santo, et bien on est obligés de prendre l’avion pour le retour à Port Vila. L’aéroport est minuscule, c’est rigolo !

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De retour à Port Vila, on doit attendre le lundi suivant pour le départ du bateau vers Santo. On découvre un peu la ville à pied toujours, on goute aux plats du marché et aux avocats énormes, il fait grand beau, c’est agréable, mais mes 3 plaies à la jambe ne sèchent toujours pas et dimanche on se décide à aller jusqu'à l’hôpital pour choper des antibiotiques. C’est très rustique, et je suis obligée d’insister et de montrer ma jambe pourrie pour voir quelqu’un. Il me confirme que c’est infecté (ah bon ?), et me donne 40 pilules de pénicilline dans un petit sachet ! Ouf, j’ai évité l’amputation (pour le moment…). Il ne me demande même pas de payer, mais je sors de la toute petite salle d’examen, pilules en poche, en espérant que ca guérisse vite, parce qu’en attendant je suis frustrée, je ne peux pas me baigner dans les eaux turquoises !

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L’ile d’Efaté n’est pas très grande et on prend une journée pour en faire le tour en scooter. Ca nous rappelle les bons souvenirs asiatiques. (Sauf que Quentin a pris l’habitude de conduire à gauche, hum…).

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Du haut des montagnes centrales on a de belles vues sur la baie de Port Vila au petit matin.

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On s’arrête dans le petit village de Siviri. Ici, tous les terrains sont privés, donc il faut demander l’autorisation et souvent payer dès que tu t’arrêtes quelque part. On trouve une petite plage sympa avec vue sur les iles volcaniques de Nguna et Pele.

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Tim, le propriétaire des lieux, vient discuter avec nous, et me donne même de l’aloe vera pour mettre sur ma jambe. Il nous fait visiter sa grotte, avec lac souterrain, mais le prix est ridiculement élevé… Il nous propose ensuite de nous reposer sur sa plage, sort les coussins et la paille, et nous offre le kava et des fruits locaux, les naousses pour faire passer tout ca… On farniente quelques temps, en jouant avec James, son fils. On reprend la route après un petit jus de citron remotivant.

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La cote Nord Est est superbe, parsemée de petites criques rocheuses, d’iles de sable au large, ou de murs de forêts immenses !

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On s’arrête à Eton, pour profiter de la plage et d’un trou bleu. A cet endroit, une petite rivière fraiche se jette dans la mer chaude, selon Quentin ca fait des effets de courants bizarres. Le petit chanceux aura pu se remettre au snorkelling, pendant que je me reposais à l’ombre...

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Plus de photos d’Efaté ici

Posté par Melinda O 00:14 Archivé dans Vanuata Commentaires (2)

30 ans au Vanuatu (yeah baby !)


Voir Y'a quoi de l'autre côté? sur la carte de Quentin..

Nous avons débarqué à Port Vila en début d’après-midi, timing parfait pour choper un petit bus qui nous dépose à l’hôtel. On attend que la chambre soit prête, pour finalement changer de chambre et en avoir une qui correspond plus à notre budget. Un petit tour en ville, puis au port, pour se renseigner sur les départs de cargo pour les petites iles (avec pour objectif Tanna). Prochain bateau dans 4 jours, pas mal. Le temps de rentrer à pieds en s’arrêtant au marché pour choper quelques oranges, du pain et des bananes pas encore mures, et la soirée est bien avancée. Après réflexion et cadeau de trente ans, on prendra l’avion pour aller à Tanna et fêter cette occasion en haut du Mont Yasur, volcan en permanente activité…

Une journée calme pour ce 24 avril, on se met au rythme ni-Van, doucement et petite vitesse. On passe notre temps en ville pour acheter les billets d’avion, et puis à se reposer au bord de l’eau, dans l’herbe.

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Gros effort pour bouger jusqu’au banc et manger un lap-lap avec des grosses bananes (tout à fait délicieux et infinissable ! Une portion nous a plus que calés tous les deux…). Deuxième gros effort pour aller jusqu’au boulodrome regarder de très bons joueurs de pétanque. Le marché « artisanal » nous fait bien rire avec tous ses tissus fabriqués en Chine…

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Le 25, on décolle vers Tanna, et Joseph nous attend à l’aéroport (enfin, dans la cahute qui sert d’aéroport…). Trois heures de route et un arrêt au marché plus tard (pour 37 km), nous voici tout près du volcan, qu’on entend gronder très régulièrement. On mange avec Joseph un bol de riz, des « chouchoutes » (qui sont des légumes), et deux ailes de poulet. Ici, pas besoin de le dire, tout est bio et ultra local !

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Changement d’identité en passant…

Le cadre est rustique : des bungalows en bambou, pas d’électricité sauf par générateur quelques heures par jour, un tuyau d’eau pour la douche, une cuvette posée là histoire de dire.

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La douche et les toilettes

Une bonne nuit plus tard, et me voilà réveillé avec une décennie de plus. On marche jusqu'à la plaine de cendres qui borde le volcan, et on garde l’ascension pour la nuit, le prix d’accès au volcan étant assez élevé.

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En rentrant, Melinda sort de son chapeau des vidéos qui sont extrêmement émouvantes, si loin de tout… On laisse passer l’après-midi en faisant une petite démonstration de jonglage. Et puis c’est parti pour l’ascension. On s’arrête à peine à la seule boite aux lettres sur volcan actif du monde, et on file regarder ce spectacle époustouflant d’une éruption juste devant nous ! Ca gicle de partout, des jets de lave et de cendres de plus de 40 mètres de haut…

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Il n’y a plus qu’à ouvrir cette bouteille de pétillant néo-zélandais achetée pour l’occasion ! Merveilleuse journée, riche en émotions, qui se termine par un lap-lap au poulet maison. Miam !

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Pour notre dernier jour chez Joseph, il y a une cérémonie parce que sa fille aînée devient femme (elle a eu ses premières menstruations le jour de notre arrivée). Chez les garçons, c’est le premier rasage de moustache qui est célébré. Nous voici conviés à la journée de « kastom ». Les femmes d’un coté, les hommes de l’autre.

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Je ne raconterai pas ce que font les femmes, évidemment… Les hommes râpent la noix de coco pour le lap-lap, puis préparent le feu pour le cuire, pendant que d’autres coupent du bois et tuent le cochon.

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Il est temps pour quelques uns d’entre nous d’aller dans le jardin, préparer et boire le kava. C’est aussi une bonne occasion d’apprendre de quoi ont l’air le taro, le kava, certaines bananes… Et de les planter juste après récolte. Certains ni-Van parlent un peu Français, d’autres un peu Anglais, la plupart parle Bischlamar (c’est une sorte d’Anglais cassé), mais rien que sur l’ile de Tanna il y a plus de 20 langues locales ! (pour pas beaucoup plus d’habitants). On apprend quelques mots de temps en temps, mais comme la langue change tous les kilomètres, c’est pas simple simple…
Pour préparer le kava, il faut d’abord en extraire les racines avec un outil en bois fraichement coupé à la machette (tout le monde à une machette, à partir de l’âge de 2 ans environ… Etrange sensation !), puis les éplucher, toujours à la machette, avant de les nettoyer avec la fibre de noix de coco. Les hommes et les jeunes garçons (sur Tanna, la kastom dit que les femmes n’ont pas le droit au kava) mâchent les racines avant de les recracher sur des feuilles spécifiques. Dernière étape avant de boire, le « machis » est placé dans un bout de feuille de palmier poreux, et seuls les jeunes garçons peuvent le presser pour remplir les demi-noix de coco qui servent de verre. Seuls les hommes ont le droit de boire le kava. On boit d’un coup sec, et on crache partout parce que le gout est trop fort et qu’il reste plein de bouts de racines entre les dents ! Imaginez mâcher une racine de gingembre, et je pense que l’effet est proche…

Après deux kavas (ca prend du temps…), les hommes descendent et se retrouvent sous un abri, qui est le lieu des décisions et des résolutions de conflits. Les hommes de la tribu de la mère de Suzy sont à l’autre bout de la place, sous un autre abri. Chaque tribu apporte au centre de la place un lap-lap, une cuisse de porc et des racines de kava. Tous sont échangés en signe de respect, de paix et d’amitié, avec la tribu d’en face. Puis, pendant que les anciens parlent tour à tour, tous les hommes mâchent le kava. On le boit, puis on mange.

Ma participation s’est arrêtée ici, j’ai rejoint Melinda en titubant légèrement, et un des hommes nous a apporté de quoi faire un kava pour que Melinda puisse gouter. Ce n’est pas dans le kastom, mais ils sont très soucieux de faire plaisir à leurs invités et acceptent régulièrement de partager cette expérience avec les femmes touristes.

Pendant les jours de célébration, vous allez être surpris mais les femmes sont en charge de la cuisine. Elles sont réunies dans une cabane, avec un feu au milieu. Je les ai aide d’abord à râper des bananes (mais pas les bananes sucrées qu’on connait, ni les bananes plantains), une autre femme épluche et coupe le taro, une le râpe, et le kassav est déjà râpé.

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Puis on passe à la confection : on étale des tiges d’écorce souples (qui serviront à fermer les feuilles, vous allez comprendre) par terre, on les recouvre de fougères puis de feuilles de bananiers préalablement séchées à la flamme pour les assouplir. On humidifie un peu la coco râpée (par les hommes), et on en prend des poignées qu’on essore pour recouvrir les feuilles de bananier. Au centre, on étale les pâtes de kassav, ou de banane, ou de taro, re-lait de coco. On peu aussi ajouter des morceaux de viande, ou des feuilles (qui ressemblent à l’érable mais ont un gout d’épinard).

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Finalement, on replie les feuilles de bananier, les fougères et on empaquète le tout avec les tiges. Le cochon tué la veille pend dans la cuisine, et les enfants se font un plaisir d’assommer les poulets, même s’ils doivent s’y prendre à plusieurs reprises pour les tuer.
Pour la cuisson, les paquets de lap lap sont déposés directement sur les cendres, recouverts de pierres volcaniques chaudes, au deuxième étage, des paniers en palme tressée, contenant les cochons coupés en 5. Le tout est recouvert de feuilles de bananiers puis de terre. On place une feuille spécifique sur le tas de terre. Quand elle est cuite, tout est cuit ! Bon appétit !

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La cérémonie pour les premières règles de Suzy n’est accessible qu’aux femmes. Elle porte une jupe en feuilles et un collier de feuilles également. La femme la plus âgée de la tribu, lui entaille le dos avec un morceau de verre à plusieurs endroits. Ca saigne un peu. Une autre femme passe une feuille sur les entailles, et une autre lui enduit le corps et les cheveux avec du lait de coco. Elle va ensuite se laver à la rivière. Le diner est prêt, il ne manque plus que les hommes. On reçoit chacun une portion de lap-lap avec des morceaux de porcs ou de poulet dans une feuille. Les enfants on participé à la journée en aidant à la cuisine de temps en temps ou en courant partout, en jouant, en pressant le kava…
Je rejoins Quentin et Charles pour tester le Kava. Pas très agréable à mâcher, ca anesthésie la langue et la bouche, et la boisson a un gout bien particulier aussi ! Difficile à décrire, le mieux est que vous essayiez.

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Quelles journées de folie ! On a vu, appris, vécu des choses tellement différentes de ce qu’on peut connaitre, rencontré des personnages au sein d’une tribu très accueillante, partagé des moments extraordinaires.

Quels trente ans !

Evidemment, quelques photos de plus ici, et la, mais pas beaucoup…

(la barre est haute pour les trente ans de Melinda, j’ai la pression !)

Posté par Quentin. 02:41 Archivé dans Vanuata Commentaires (5)

La vie au pays des sandflies, des meatpies et des campervans

Ou la vie au pays des kiwis, des kiwis et des kiwis.

2 mois en Nouvelle-Zélande, fin de l’été, début de l’automne. Première remarque : Ce n’est pas la bonne saison pour dormir dans une tente.

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On voyage avec Mathilda (notre voiture de location la Nissan Tiida), pendant 2 mois. Il est nécessaire d’avoir son propre moyen de transport pour découvrir la NZ, puisque les coins les plus reculés et les plus beaux parfois, ne sont accessibles qu’après plusieurs km de route gravier, en plus ou moins bon état. On a croisé pas mal de voyageurs à vélo, bien que ce soit très vallonné, voire montagneux. Très peu de bus et de trains, mais par contre, des campings cars, des campervans et autres 4 roues-maison. Pour nous la tente est dans le coffre. On comprend vite qu’il va faire frais la nuit alors la couette est notre premier investissement en complément des duvets. Il fait frisquet la nuit en cette saison, et en plus les conditions ne sont pas toujours idéales : pluie, vent, pluie et vent. Pour cette période de l’année donc, préférez le camper van, qui permet de dormir au sec et de ne pas passer 1h tous les matins à attendre que la tente sèche, et aussi de manger au sec et au chaud…

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On aura donc passé 2 mois à vivre dehors, pour ainsi dire toute la journée. Bon la plupart du temps quand même, il faisait bon, et c’était fort agréable… D’autant qu’il est facile de trouver des terrains de camping, plus ou moins chers (privés avec tout le confort ou dans les parcs nationaux, en pleine nature, avec seulement des toilettes). On aura privilégié les seconds et retrouve avec bonheur les ‘’douches dans le bush’’, à la bouteille d’eau, cette fois ci. Mais comme il faisait plus froid que dans l’outback australien, on rechignait plus à se tremper…
Un peu comme en Australie, nous avons commencé par acheter une plaque gaz pour cuisiner, une casserole et une poêle, et une glacière, pour conserver tout ca. Le midi on se contente de sandwichs, et le soir on se fait un petit plat chaud.
Pour une fois, le budget a été bien calculé. On aura dépensé un peu moins de 4000 euros pour 2 mois (dont 1100 de location de voiture). Avec ca, on ne peut pas faire beaucoup d’activité. Elles sont hors de prix en NZ, il faut par exemple compter 100 dollars pour louer un kayak pour une journée, par personne. N’importe quoi. Mais comme on aime bien marcher, et bien on randonne. Et il y a de quoi faire : des dizaines de parcs nationaux aux paysages très variés, montagnes, lacs, cotes, plages, volcans. Il y en a pour tous les gouts et on en a pris plein les yeux.

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Les 2 iles sont très différentes. L’ile du Sud est beaucoup moins peuplée, et il y a plus de moutons. L’ile du Nord est plus peuplée, et plutôt vaches. Comme les mammifères ont été introduits par les colons, et qu’avant l’ile n’était peuplée que de reptiles et d’oiseaux, il y a plein d’espèces endémiques, qui tendent à disparaitre. En particulier les nombreuses espèces d’oiseaux sans ailes (dont le kiwi), proies faciles pour les rongeurs, chats, chiens et autres possums. Pour les végétaux, beaucoup d’espèces natives aussi. Ca doit être passionnant pour qui s’y connait un peu. Bon il y aussi beaucoup de pâturages et de forets de pins, destinées à devenir des planches, ce qui n’aide pas la forêt native à s’étendre, vous l’aurez compris.

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Tout est fait pour les voyageurs ici, du coup c’est facile ! Les distances sont plus courtes qu’en Australie, mais on passe des glaciers aux plages ensoleillées en un clin d’œil ! Et comme le tourisme est très développé par ici, et bien les activités sont très chères, puisqu’il faut compter 100 dollars par jour pour louer un kayak, 90 pour une croisière de 2 heures, 25 pour un musée par exemple, par personne bien sur ! Du coup, un seul maitre mot : la RANDO ! On se sera durci les mollets sur les pentes de plusieurs volcans !

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Du côté des villes, on aura aperçu Christchurch la détruite, Napier en art-déco, Dunedin l’écossaise, Wellington la petite capitale, Auckland la cosmopolite aux multiples quartiers, et beaucoup de villes moyennes avec un centre assez actif autour d’une rue datant de l’époque coloniale.

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La Nouvelle-Zélande, c’est aussi pour nous 2 expériences très intéressantes dans 2 familles ! On aura appris vraiment plein de choses ! On note tout dans un cahier, et il commence à être bien plein ! Quentin a tué sa première poule. Les Néo-Zélandais sont très au fait de l’auto suffisance, tout le monde a un réservoir pour l’eau de pluie, beaucoup cultivent leurs légumes et font attention à la provenance de leur achat. Paradoxalement, on trouve très peu de marchés, au mieux une fois par semaine dans les villes et villages. Ils fonctionnent plutôt en communauté, et s’échangent les produits entre voisins ! A méditer…

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Et puis, la Nouvelle-Zélande c’est aussi, des moules gigantesques, 14 ricochets, et un numéro de jonglage qui devrait être prêt cet été, du bon vin et des bonnes bières, un match de rugby, et des baignades matinales dans le Pacifique !

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Encore une belle expérience, mais on est pressé de porter à nouveau les sacs à dos et de partir à la découverte des iles du Pacifique !

Posté par Melinda O 15:59 Archivé dans Nouvelle-Zélande Commentaires (8)

Auckland


Voir Y'a quoi de l'autre côté? sur la carte de Quentin..

Dernière étape de notre séjour en Nouvelle-Zélande : Auckland. Capitale nationale pendant assez longtemps, avant que Wellington ne soit choisie dans les années 60, Auckland compte environ 1,3 millions d’habitants, soit un tiers de la population nationale. La ville est située à l’entrée de la péninsule du Northland, et a deux côtes, sur l’océan Pacifique à l’Est et sur la mer de Tasman à l’Ouest. Il y a plusieurs collines dans la ville, qui sont des parcs ou broutent les moutons, et qui donnent de beaux points de vue.

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Nous ne sommes pas restés très longtemps à Auckland, et la majeure partie de notre temps a été consacrée à la préparation du voyage vers Vanuatu. Mise à jour des photos sur internet, dons et revente des glacière, casseroles, verres à vin, couette et autres camping gaz.

Le centre ville et le port sont agréables pour se promener, surtout un jour férie comme ce lundi de Pâques !

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Un petit tour dans la galerie d’art, avec quelques peintures contemporaines d’artistes maoris qui nous ont plu.

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Pour terminer la Nouvelle-Zélande, un petit resto pour faire un petit bilan, et c’est parti pour l’aéroport, direction Port-Vila, ses kavas, et la vie sauvage loin d’internet et de l’électricité courante !

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Quelques photos de plus ici, avant de retrouver les températures chaudes et le ciel bleu ! (enfin, si tout se passe bien…)
Une dernière photo de lever de soleil, juste pour le plaisir :P

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Posté par Quentin. 15:51 Archivé dans Nouvelle-Zélande Commentaires (0)

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